


La première Grande Armée

Les premiers combats
À la suite de l'entrée des troupes autrichiennes du général Karl Mack en Bavière, l'armée française quitte le camp de Boulogne et atteint le Rhin à la fin septembre 1805. Le général autrichien a établi son armée autour de la ville bavaroise d'Ulm, à cheval sur le Danube. Il attend les troupes françaises aux débouchés de la Forêt-Noire.
Le 10 vendémiaire An XIV (2 octobre 1805), le quartier général de la Grande Armée est déjà installé à Louisbourg, dans le Wurtemberg. Cette avance stratégique marque le début de la campagne, démontrant la rapidité d’exécution des troupes françaises.
Le 14 vendémiaire An XIV (6 octobre 1805), alors que le général Mack, trompé par les manœuvres de diversion de l’Empereur, reste inactif à l’intérieur des fortifications d’Ulm, les six corps d’armée de la Grande Armée s’élancent simultanément dans les plaines de Nördlingen. Ils se préparent alors à franchir le Danube, positionnés pour surprendre l’ennemi.
Jusqu’à ce stade de la campagne, aucune troupe adverse n’a été aperçue. C’est la division d’infanterie commandée par le général de division Vandamme, appartenant au 4ème corps d’armée, qui, en arrivant le soir au pont de Munster, a l’honneur d’ouvrir les hostilités en tirant les premiers coups de fusil de la campagne.
Bataille de Donauwörth [A]
La bataille de Donauwörth est le premier engagement de la campagne d'Allemagne de 1805. Les forces françaises sous les ordres des maréchaux Murat et Soult battent le corps autrichien du général Kienmayer et franchissent le Danube.
Napoléon Ier envoie la réserve générale de cavalerie sous les ordres de Murat établir des dépôts de vivre et battre le pays pour tromper Mack tandis qu'il fait exécuter à son armée un vaste mouvement d'enveloppement par le nord.
Le 15 vendémiaire An XIV (7 octobre 1805), l'Empereur, accompagné de la réserve de cavalerie de Murat et du 4ème corps d’armée de Soult se présente devant Donauworth, 65 km en aval d'Ulm. La ville est défendue par le corps du général Kienmayer, qui constitue l'arrière-garde de l'armée autrichienne.
Forces en présence
Les forces françaises sont composées de :
16 258 hommes,
13 362 cavaliers,
24 pièces d’artillerie (1 002 hommes)
Les forces autrichiennes sont composées :
6 112 hommes,
3 193 cavaliers,
12 pièces d’artillerie.
[A] - Référence Wikipédia - Bataille de Donauwörth — Wikipédia
Bataille de Wertingen [A]
La bataille de Wertingen, qui eut lieu le 16 vendémiaire an XIV (8 octobre 1805), opposa l’armée française, le 5ème corps d’armée du maréchal Lannes et la réserve de cavalerie du maréchal Murat au corps autrichien du feld-maréchal-lieutenant von Auffenberg.
Le feld-maréchal-lieutenant von Auffenberg se retrouva seul et isolé à Wertingen lorsqu'il eut la surprise de voir les armées françaises l'attaquer avec 14 400 hommes. Avec seulement 6 400 hommes à sa disposition, il ne put à aucun moment opposer une sérieuse résistance aux Français.
À la fin de la bataille, Franz Xaver von Auffenberg (de) avait perdu la moitié de ses hommes, la plupart ayant été capturés.
Forces en présence
Les forces françaises sont composées d’environs :
7 048 hommes,
7 405 cavaliers,
14 pièces d’artillerie.
Les forces autrichiennes sont composées d’environs :
5 400 hommes,
400 cavaliers,
9 pièces d’artillerie.
[A] Référence Wikipédia - Bataille de Wertingen — Wikipédia
Bataille de Günzburg [A]
La bataille oppose le 17 vendémiaire an XIV (9 octobre 1805) le 6ème corps d’armée du maréchal Michel Ney au corps autrichien de Karl Mack von Leiberich.
Le général Mack, apprenant trop tard les résultats du mouvement opéré par l'empereur Napoléon, essaie de défendre le passage du Danube. Il dirige sur Donawerth les grenadiers d'Affemberg qui sont battus à Wertingen, et va occuper Günzburg avec un corps de dix mille hommes. Le maréchal Ney fait attaquer ce poste par le général Mahler, pendant que le général Dupont se portant sur Albeck, menace Ulm. Mahler enlève la ville de Günzburg et prend cinq canons avec neuf cents soldats.
C'est sur ce champ de bataille que tombe le colonel Gérard Lacuée à la tête du 59ème régiment d’infanterie de ligne.
Forces en présence
Les forces françaises sont composées d’environs :
6 946 hommes
8 pièces d’artillerie.
Les forces autrichiennes sont composées d’environs :
6 200 hommes
600 cavaliers
22 pièces d’artillerie.
[A] Référence Wikipédia - Combat de Günzburg — Wikipédia
Bataille de Haslach-Jungingen [A]
La bataille oppose le 19 vendémiaire an XIV (11 octobre 1805) la 1ère division du 6ème corps d’armée du général de division Pierre Dupont de l'Etang à l'armée du maréchal Karl Mack von Leiberich et de l’archiduc Ferdinand d'Autriche.
Le général de division Pierre Dupont de l'Étang passa le Rhin à Lauterbourg le 4 vendémiaire an XIV (26 septembre 1805). Dupont avait la garde de la rive nord du Danube, et pensait que la garnison autrichienne stationnée-là n'était que des renforts, et non pas une armée entière.
Cependant, s'approchant d'Ulm ce même jour, le général Dupont trouva le maréchal autrichien Karl Mack von Lieberich à la tête d’environs 24 150 hommes, dont près de la moitié appartenait à la cavalerie. Dupont pensa que se retirer aurait incité les Autrichiens à le poursuivre et à détruire sa division, c'est pour cela qu'il choisit d'attaquer l'ennemi malgré son infériorité numérique. L'archiduc, renonçant à une attaque de front, essaya les deux ailes de la petite armée. Sur la droite de Dupont, le petit village de Jungigen fut pris et repris cinq fois.
Au fur et à mesure que la bataille se déroulait, le maréchal Mack vint à penser que les troupes françaises qu'il affrontait faisaient partie, non pas d'un groupe isolé, mais d'un corps d'éclaireurs, c'est pour cette raison qu'il n'engagea pas toutes ses réserves dans la bataille.
Cette erreur d'appréciation permit à Dupont de tenir tête aux Autrichiens jusqu'à la tombée de la nuit, puis il tira profit de l'obscurité pour se retirer sur Albeck avec 4 000 prisonniers autrichiens. Il fut ensuite rejoint par le 6ème corps d’armée sous les ordres du maréchal Ney, qui connaissait à présent la position des forces autrichiennes.
Forces en présence
Les forces Françaises sont composées d’environs :
5 322 hommes
1.277 cavaliers
14 pièces d’artillerie
Les forces autrichiennes sont composées d’environs :
22 800 hommes
1 950 cavaliers
30 pièces d’artillerie
[A] Référence Wikipédia - Bataille de Haslach-Jungingen — Wikipédia
Bataille de Memmingen
La bataille oppose le 21 vendémiaire an XIV (13 octobre 1805) le 4ème corps du maréchal Soult au corps autrichien de Spangen. Les forces françaises l'emportent et les Autrichiens capitulent.
Forces en présence
Les forces françaises sont composées de 25 440 hommes et 51 canons.
Les forces autrichiennes sont composées de 4 500 hommes et 9 canons.
Ordre de bataille
Bataille d'Elchingen
La bataille oppose le 22 vendémiaire an XIV (14 octobre 1805) le 6ème corps d'armée du maréchal Michel Ney au corps autrichien de Johann von Riesch.
Les forces françaises l'emportent.
Forces en présence
Les forces françaises sont composées de 17 000 hommes.
Les forces autrichiennes sont composées de 16 000 hommes.
Bataille de Michelsberg
Le 23 vendémiaire an XIV (15 octobre 1805), le 5ème corps d’armée du maréchal Lannes et le 6ème corps d’armée du maréchal Ney prennent d'assaut le village bavarois de Michelsberg où se trouve le Prince de Liechtenstein.
Le village domine la ville d'Ulm, où sont retranchés les 40 000 soldats autrichiens du général Mack.
Sa chute entraîne la capitulation de l'armée autrichienne à Ulm cinq jours plus tard.
Bataille de Nerenstetten
La bataille de Nerenstetten s'est déroulée le 24 vendémiaire an XIV (16 octobre 1805). Le corps de cavalerie de réserve du maréchal Joachim Murat, rattrape la division du lieutenant-général Daniel Mécsery, détachée du corps autrichien du général Franz von Werneck qui tentait d'échapper à l’encerclement d'Ulm.
Après un dur combat, le lieutenant-général Daniel Mécsery se replie pendant la nuit en abandonnant 2 500 prisonniers. Il rejoint le reste du corps de Werneck qui est rattrapé le lendemain lors du combat de Neresheim.
Après une dernière marche, le corps autrichien du général Franz von Werneck et ses hommes, exténués, doi-vent se rendre à Murat le 26 vendémiaire (18 octobre). Cependant, le sacrifice de ce corps permet à l'archiduc Ferdinand d'échapper aux poursuivants et de rejoindre la Bohême avec le reste de ses troupes
Les forces françaises l'emportent
Forces en présence
Les forces françaises sont composées de 21 938 hommes.
Les forces autrichiennes sont composées de 2 600 hommes.
Bataille de Neresheim
Le combat de Neresheim s'est déroulé le 25 vendémiaire an XIV (17 octobre 1805). Il s'est terminé par la victoire de l'armée française commandée par le maréchal Joachim Murat sur les forces autrichiennes du général Franz von Werneck et a vu la capture de 1 350 hommes dont le général Sinzendorf et de 2 drapeaux.
Les forces françaises l'emportent.
Forces en présence
Les forces françaises sont composées de 900 hommes.
Les forces autrichiennes sont composées de 7 000 hommes.